Preservation, uniformisation, la troisieme voie

Autores/as

  • Chérif Khaznadar

Palabras clave:

Preservation, uniformisation, la troisieme voie

Resumen

Il est une anecdote que j'aime à citer, elle remonte au début de ce siècle à l'époque des enregistrements sur rouleaux de cire. La technique avait atteint le monde arabe et des ingénieurs du son s'efforçaient d'enregistrer des chansons arabes. Tous les documents dont nous disposons de cette époque sont des enregistements de fragments de chansons, aucun n'est complet, les chants ou les phrases musicales sont brusquement interrompues. Aucune chanson ne durait les trois minutes fatidiques de contenance du rouleau puis, plus tard, du disque 78 tr/min. Que firent alors les compositeurs? Ils firent des chansons qui duraient trois minutes. Cette anecdote résume une grande partie de mon exposé. Grâce à la machine et à la technique nous pouvons aujourd'hui connaître les sons (musiques et chants) d'il y a cent ans et plus et, à cause de la machine et de la technique, ces musiques et chants ont été profondément et artificiellement modifiés. Ils ont été en effet modifiés sous une contrainte extérieure, une contrainte technique. Pour la première fois, dans ce domaine, l'homme ne maîtrisait plus l'évolution de son chant, il avait introduit entre lui et sa voix une machine. Mais l'anecdote ne se termine pas là. La technique évolue... Dès 1948, apparaissent les disques 45 et 33 1/3 tr/min. et ce n'est plus trois mais quarante à cinquante minutes qui sont disponibles pour la chanson arabe. Oum Kalthoum va pouvoir continuer à chanter ses longues mélopées et Fayrouz ses chansonnettes. La technique qui avait durement contraint ouvre maintenant des voies nouvelles et diverses qui vont aller se multipliant.

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Publicado

31-12-1999

Cómo citar

Khaznadar, C. (1999). Preservation, uniformisation, la troisieme voie. Música Oral Del Sur, (4), 17–19. Recuperado a partir de http://www.centrodedocumentacionmusicaldeandalucia.es/ojs/index.php/mos/article/view/62